16 Jan 2009 2009 annus horribilis ?

2009 s’annonce très difficile après une année 2008 marquée par les faillites en série. Au cœur du marasme se trouvent les banques auxquelles les contribuables n’accordent plus assez de confiance pour placer leur épargne et faire fructifier leur argent.


Crise-2009 Après une année 2008 de tourments sans précédent pour les banques et le monde de la finance en général, certains économistes anticipent une année 2009 encore pire. La morosité actuelle et les scandales qui se sont succédé ont en effet démontré qu’il n’existait plus véritablement de valeurs refuges dans lesquelles placer son argent. Peinant à drainer une épargne apeurée par des évènements comme la chute de Lehman Brothers, les établissements financiers se livrent aujourd’hui à une authentique chasse aux liquidités.

Il est vrai que les circonstances sont tout à fait défavorables. Faillites en série, industrie automobile américaine et mondiale en grosses difficultés voire en quasi-dépôt de bilan, pour retrouver de telles conditions de ralentissement à l’échelle planétaire il faut remonter à… la Crise de 1929. Heureusement, près de 80 ans après le « Jeudi Noir », les gouvernements des grands pays ont su réagir avec assez de célérité pour endiguer une hémorragie qui, si elle n’avait pas été traitée, aurait pu avoir des conséquences encore plus inimaginables.

À ce propos les banques centrales des États-Unis, du Japon, d’Angleterre et d’Europe ont essayé tant bien que mal de jouer au mieux leur rôle de régulateur en abaissant régulièrement leur taux directeur. Hélas ces mesures n’ont pas suffi et ne suffiront pas à elles seules à redynamiser l’économie mondiale. La récession semble ainsi devoir persister, et ce, malgré les injections massives d’argent que les pays riches opèrent dans leurs grandes industries.

Les marchés financiers continuent néanmoins d’être durement touchés par une chute anticipée de plus de 30 % des bénéfices réalisés par les sociétés. Dans ces conditions, le retour à une tendance haussière des places boursières n’est pas attendu avant, au mieux, l’automne prochain, ce qui laisse encore présager de longs mois de « serrage de ceinture » pour les contribuables.

Les seuls véritables acteurs capables d’inverser cette tendance sont les dirigeants des pays développés. Il leur incombe, notamment au travers de mesures fiscales incitatives et d’allocations judicieusement attribuées, de relancer le pouvoir d’achat des consommateurs et de leur redonner confiance. Ce n’est qu’ainsi qu’ils pourront ramener vers les entreprises la précieuse épargne des ménages dont elles ont tant besoin.

La question est donc maintenant de savoir si ces gouvernements auront assez de courage et de ténacité pour prendre les mesures énergiques, peut-être impopulaires, mais inévitables pour mettre fin au cycle de récession.

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